Nous sommes diacres...  Pourquoi ?

 

 

 

 

Par cette démarche du coeur, nous sommes engagés à donner une  dimension plus profonde à certains de nos actes comme lors de nos accompagnements de fin de vie ou de grave maladie ou pour partager une réflexion plus philosophique, plus douce de la vie.

 

Du fait de sa présence dans la vie familiale et professionnelle, le diacre est particulièrement accessible, notamment par ceux qui se disent éloignés de l’Église.

Pour eux, il est l’Église qui se fait  proche.

 

Son double enracinement d’homme engagé dans la vie et dans la vie spirituel lui donne un rôle de pont entre l’Église et la société des hommes.

Son expérience humaine, les contacts qu’il noue dans ses différents milieux de vie, les missions qu’il reçoit de son évêque et qui l’orientent vers des personnes ou des groupes humains bien particuliers font de lui un interlocuteur naturel. Pour beaucoup de ceux qui le côtoient, croyants, ou plus souvent encore qui se disent loin de la vie spirituelle,

il rend la spiritualité facilement accessible.

 

Ceci est particulièrement net dans son milieu de travail. Tous les diacres témoignent de questions qui leur sont posées  sur la foi ou de confidences qu’ils reçoivent, souvent de personnes dont ils ne les auraient jamais attendues ou crues possibles.

Le même constat peut être effectué dans les différents cercles où vit le diacre : famille élargie, voisins, amis, relations.

Il n’est pas rare qu’il soit sollicité pour des baptêmes, des mariages, des obsèques.

 

Dans son quotidien, le diacre s’efforce d’être à l’écoute, de créer ou de recréer du lien, d’être un artisan de paix. Il vit souvent l’imprévu des rencontres, des demandes, des circonstances.

On emploie parfois pour le diacre le qualificatif de ministre du seuil.

Ce terme s’entend à la fois du souci qu’il prend de ceux qui connaissent des situations de pauvreté, matérielle, affective, psychologique, spirituelle, mais aussi des malades ou de ceux qui se sont éloignés de la vie spirituelle.

 

Il a un rôle de relais, de passeur dans les deux sens, de la société vers la spiritualité et de la spiritualité vers la société.